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La crise sanitaire aurait-elle révélé les organisations les plus abouties en matière de RSE ? 

La RSE dans les entreprises : une définition

En introduction et en synthèse, rappelons que la Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE) est un engagement volontaire de la part de l’entreprise à « tenir compte des effets qu’elle exerce sur la société (…), à avoir un impact positif sur la société tout en étant économiquement viable » - définition officielle economie.gouv. 

Pour l’entreprise, une démarche RSE est une volonté d’aller au-delà de l’application des normes et des lois. Il s’agit d’une volonté d’agir avec éthique à tous les niveaux de l’entreprise : humain, environnemental, comptable, fiscal... Une démarche RSE démarre généralement en interne, avec l’instauration d’une politique des ressources humaines forte. Elle s’exprime également par la création d’une fonction dédiée à la compliance, par le choix de partenaires et sous-traitants respectueux des principes RSE... Elle implique de nourrir une profonde réflexion quant à sa vision et ses processus ; de réorganiser son modèle économique pour répondre à une forme d’éthique sociétale globale, impliquant tous les acteurs de sa chaîne de valeur. 

D’un concept aux actions concrètes

Si la RSE est d’abord une vision de l’économie, elle prend tout son sens lorsqu’elle engendre des actions concrètes. À ce sujet, les entreprises de plus de 500 salariés et les sociétés cotées ont pour obligation de rédiger un rapport annuel rendant publiques leurs actions - ou absence d’actions - en matière de RSE, mais il s’agit de la seule contrainte. À l’heure actuelle, les entreprises sont libres d’agir, ou non, pour créer leur écosystème éthique. 

Pour cela, elles ont accès à des outils tels que des diagnostics RSE, des systèmes d’audit et de notation, des accompagnements à la mise en place d’une fonction dédiée à la compliance. Dans le même esprit, la norme internationale ISO 26000 a été créée en 2010 pour aider les entreprises à intégrer les principes RSE dans leur processus. En bref, on peut dire qu’un « marché » RSE est à disposition des organisations. 

Mais à savoir combien d’entreprises s’impliquent concrètement et intégralement dans une démarche RSE reste une question difficile tant le sujet est vaste. Par exemple, comment qualifier une entreprise qui, d’un côté communique sur son engagement à réduire son empreinte carbone et d’un autre côté, maintient une politique de ressources humaines inique ? De même, comment recenser toutes les TPE/PME qui, loin des outils officiels, agissent simplement avec déontologie et bon sens au quotidien ? 

Le passage de la crise sanitaire, indicateur de l’engagement RSE ? 

Dans ce paysage difficilement quantifiable, où le principe de RSE peut autant être un outil de communication qu’une démarche concrète, il semble que la crise sanitaire de la Covid-19 apporte un élément de réponse. 

Durant le mois de mars 2020, les entreprises ont brutalement et drastiquement revu leur organisation et leurs objectifs. Du jour au lendemain, des milliers d’entreprises ont basculé en télétravail ou en chômage partiel. Du jour au lendemain, des milliers d’entreprises ont demandé à leurs effectifs de se réorganiser pour la continuité de l’activité économique. 

Et si les organisations socialement engagées ont vu leurs équipes s’adapter, celles qui souffraient d’une politique des ressources humaines faible ont connu une forte désimplication de la part de leurs salariés et partenaires, menant à de graves problèmes de productivité dans certains cas. 

Plus que tout diagnostic ou outil de notation RSE, plus que toute déclaration d’engagement, les réactions humaines dans un contexte de changement brutal est le meilleur indicateur du degré d’implication d’une entreprise en matière sociétale.

Évidemment, cette affirmation est à relativiser. Dans les faits, peu d’organisations peuvent se targuer d’avoir passé le cap du confinement sans une chute de productivité, d’autant que d’autres paramètres entraient en jeu (la peur, la solitude, les conditions de vie des travailleurs, le niveau de « sacrifice » demandé…). Mais cette expérience doit servir d’alerte. Si, pour l’entreprise, la défiance et le manque d’implication des effectifs constituent le principal bilan de cette crise sanitaire, il est évident qu’une remise en question s’impose. Confronter la volonté d’éthique avec la réalité - révélée par le comportement des salariés - doit aider l’entreprise à revoir ses plans d’actions RSE : à passer d’une RSE souhaitée ou communiquée à une RSE concrète et fondamentalement ancrée dans l’ADN de l’organisation. 

La crise de la Covid comme révélateur du niveau de RSE des entreprises ? Assurément oui ! 

Source :

https://www.cadre-dirigeant-magazine.com/manager/rse-et-pme-tpe-des-moyens-simples-pour-vous-engager/

https://www.economie.gouv.fr/entreprises/responsabilite-societale-entreprises-rse

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La Responsabilité Sociétale des Entreprises post-Covid : l’heure du bilan

La crise sanitaire aurait-elle révélé les organisations les plus abouties en matière de RSE ? 

La RSE dans les entreprises : une définition

En introduction et en synthèse, rappelons que la Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE) est un engagement volontaire de la part de l’entreprise à « tenir compte des effets qu’elle exerce sur la société (…), à avoir un impact positif sur la société tout en étant économiquement viable » – définition officielle economie.gouv. 

Pour l’entreprise, une démarche RSE est une volonté d’aller au-delà de l’application des normes et des lois. Il s’agit d’une volonté d’agir avec éthique à tous les niveaux de l’entreprise : humain, environnemental, comptable, fiscal… Une démarche RSE démarre généralement en interne, avec l’instauration d’une politique des ressources humaines forte. Elle s’exprime également par la création d’une fonction dédiée à la compliance, par le choix de partenaires et sous-traitants respectueux des principes RSE… Elle implique de nourrir une profonde réflexion quant à sa vision et ses processus ; de réorganiser son modèle économique pour répondre à une forme d’éthique sociétale globale, impliquant tous les acteurs de sa chaîne de valeur. 

D’un concept aux actions concrètes

Si la RSE est d’abord une vision de l’économie, elle prend tout son sens lorsqu’elle engendre des actions concrètes. À ce sujet, les entreprises de plus de 500 salariés et les sociétés cotées ont pour obligation de rédiger un rapport annuel rendant publiques leurs actions – ou absence d’actions – en matière de RSE, mais il s’agit de la seule contrainte. À l’heure actuelle, les entreprises sont libres d’agir, ou non, pour créer leur écosystème éthique. 

Pour cela, elles ont accès à des outils tels que des diagnostics RSE, des systèmes d’audit et de notation, des accompagnements à la mise en place d’une fonction dédiée à la compliance. Dans le même esprit, la norme internationale ISO 26000 a été créée en 2010 pour aider les entreprises à intégrer les principes RSE dans leur processus. En bref, on peut dire qu’un « marché » RSE est à disposition des organisations. 

Mais à savoir combien d’entreprises s’impliquent concrètement et intégralement dans une démarche RSE reste une question difficile tant le sujet est vaste. Par exemple, comment qualifier une entreprise qui, d’un côté communique sur son engagement à réduire son empreinte carbone et d’un autre côté, maintient une politique de ressources humaines inique ? De même, comment recenser toutes les TPE/PME qui, loin des outils officiels, agissent simplement avec déontologie et bon sens au quotidien ? 

Le passage de la crise sanitaire, indicateur de l’engagement RSE ? 

Dans ce paysage difficilement quantifiable, où le principe de RSE peut autant être un outil de communication qu’une démarche concrète, il semble que la crise sanitaire de la Covid-19 apporte un élément de réponse. 

Durant le mois de mars 2020, les entreprises ont brutalement et drastiquement revu leur organisation et leurs objectifs. Du jour au lendemain, des milliers d’entreprises ont basculé en télétravail ou en chômage partiel. Du jour au lendemain, des milliers d’entreprises ont demandé à leurs effectifs de se réorganiser pour la continuité de l’activité économique. 

Et si les organisations socialement engagées ont vu leurs équipes s’adapter, celles qui souffraient d’une politique des ressources humaines faible ont connu une forte désimplication de la part de leurs salariés et partenaires, menant à de graves problèmes de productivité dans certains cas. 

Plus que tout diagnostic ou outil de notation RSE, plus que toute déclaration d’engagement, les réactions humaines dans un contexte de changement brutal est le meilleur indicateur du degré d’implication d’une entreprise en matière sociétale.

Évidemment, cette affirmation est à relativiser. Dans les faits, peu d’organisations peuvent se targuer d’avoir passé le cap du confinement sans une chute de productivité, d’autant que d’autres paramètres entraient en jeu (la peur, la solitude, les conditions de vie des travailleurs, le niveau de « sacrifice » demandé…). Mais cette expérience doit servir d’alerte. Si, pour l’entreprise, la défiance et le manque d’implication des effectifs constituent le principal bilan de cette crise sanitaire, il est évident qu’une remise en question s’impose. Confronter la volonté d’éthique avec la réalité – révélée par le comportement des salariés – doit aider l’entreprise à revoir ses plans d’actions RSE : à passer d’une RSE souhaitée ou communiquée à une RSE concrète et fondamentalement ancrée dans l’ADN de l’organisation. 

La crise de la Covid comme révélateur du niveau de RSE des entreprises ? Assurément oui ! 

Source :

https://www.cadre-dirigeant-magazine.com/manager/rse-et-pme-tpe-des-moyens-simples-pour-vous-engager/

https://www.economie.gouv.fr/entreprises/responsabilite-societale-entreprises-rse

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